En parallèle de mes activités de référent technique sur chantier individuel ou participatif lors desquels la dimension pédagogique est très présente, j'interviens également depuis 4 ans à l'Institut des Travaux Publics de la Ville de Liège en tant que responsable de la formation aux enduits naturels.

François Kals
MON EXPERTISE
Formé à mes débuts à la maçonnerie conventionnelle, j'ai suivi des études de technicien en travaux publics et un graduat en expertise immobilière et j'ai d'abord exercé la profession de maçon dans l'entreprise familiale.
Et puis, aux détours de voyages et de rencontres, j'ai découvert une autre manière de penser et de faire l'habitat, faites de techniques traditionnelles souvent oubliées chez nous mais pourtant ancestrales.
Je me suis ainsi formé à l'Ecole Européenne de l'Art et des Matières à Albi où j'ai appris les enduits d'argile, leur formulation ainsi que les techniques de décor, mais également en Espagne, auprès de l'association Homo Faber où je retourne chaque année pour découvrir des techniques comme le stuc marbre, les techniques de sgraffite, les escaliers sur voûte sarrasine. J'ai aussi étudié le béton ciré naturel et les carreaux de ciment aux Ateliers de Vérone en Touraine, développé mes connaissances de la chaux à la Paix Dieu et parfait ma connaissance du tadelakt chez Alain La Pietra en Dordogne.
J'ai un intérêt particulier pour le traitement des pathologies du bâtiment que les matériaux naturels peuvent régler en grande partie.
Je me suis également formé au plafonnage classique pour apprendre les gestes précis exigés dans le métier.



MA VISION, MES ASPIRATIONS
Passionné par les techniques traditionnelles, je ne rejette pas les techniques de construction modernes en bloc. Je cherche simplement à revenir à des pratiques plus raisonnables et raisonnées. Les techniques traditionnelles me parlent parce qu'elles défendent un habitat simple, accessible, conçu avec des matériaux locaux et dans une démarche respectueuse de l'homme et de son environnement.
D'un point de vue purement technique, cette approche fait sens pour moi car elle défend une forme de cycle vertueux de l'habitat : en effet, j'aime beaucoup l'idée qu'une fois que les matériaux ont fait leur temps, ils puissent retourner à la nature, sans devoir mettre en oeuvre tout un processus de recyclage.
Et puis, cette manière d'exercer mon métier me permet des rencontres riches professionnellement et humainement. Ce que j'apprends des maîtres, je tente de le retransmettre lors des formations que je donne. J'espère ainsi participer à une forme de cercle vertueux du savoir et permettre, à ceux qui le souhaitent, d'exercer une part d'autonomie dans la conception de leur habitat.


